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Décret Tertiaire : 4 risques réels en cas de non-conformité pour un propriétaire ?

Des obligations réglementaires claires imposées

Le Décret Tertiaire impose aux propriétaires de bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² des objectifs précis de réduction des consommations énergétiques. Dès le premier contrôle, le Décret Tertiaire exige une trajectoire mesurable, fondée sur des données réelles, transmises via la plateforme OPERAT. En effet, le texte ne laisse aucune place à l’approximation.

Chaque propriétaire doit justifier ses consommations de référence, définir des objectifs adaptés et prouver les actions engagées. Ainsi, ignorer ces obligations expose à des risques concrets, bien au-delà d’un simple rappel administratif. De plus, la réglementation s’inscrit dans une logique progressive, avec des échéances successives, ce qui rend le suivi indispensable. Cependant, beaucoup de propriétaires sous-estiment encore la portée juridique pensant à tort qu’il s’agit d’une simple recommandation environnementale.

1-Les sanctions financières prévues

Le Décret Tertiaire prévoit des sanctions financières en cas de manquement avéré aux obligations déclaratives ou aux objectifs fixés. Concrètement il  autorise l’administration à infliger des amendes administratives pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros par site. En effet, l’absence de transmission des données énergétiques ou une déclaration incomplète est considérée comme une infraction.

Ainsi, même sans mauvaise foi, un propriétaire négligent s’expose à des pénalités. De plus, ces sanctions peuvent être renouvelées tant que la situation n’est pas régularisée.  Il s’inscrit aussi dans une logique de transparence publique, ce qui renforce considérablement la pression sur les acteurs concernés. Par conséquent, anticiper et structurer sa conformité devient un enjeu stratégique pour éviter ces coûts évitables.

2- Le risque de “name and shame”

Au-delà des amendes, le Décret Tertiaire introduit un mécanisme de publication des manquements, souvent qualifié de “name and shame”. Il permet en effet de rendre publics les noms des propriétaires non conformes.

Ainsi, cette exposition peut nuire durablement à l’image d’un acteur immobilier. De plus, dans un contexte où la performance énergétique devient un critère majeur, cette mauvaise visibilité peut freiner les relations avec les locataires, investisseurs ou partenaires institutionnels.  Par conséquent, ne pas respecter le cadre réglementaire peut entraîner une perte de crédibilité difficile à rattraper, notamment sur les marchés tertiaires exigeants.

3- Des conséquences juridiques indirectes renforcées

Le Décret Tertiaire peut également entraîner des conséquences juridiques indirectes pour les propriétaires de bâtiments tertiaires. En pratique, il peut être invoqué dans des litiges contractuels, notamment entre bailleurs et locataires.

En effet, l’absence de démarche de mise en conformité peut être interprétée comme un manquement aux obligations de gestion responsable du patrimoine. Ainsi, certains contrats intègrent désormais des clauses liées aux performances énergétiques. Par conséquent, respecter cette réglementation permet aussi de sécuriser juridiquement ses relations contractuelles et d’anticiper les évolutions du droit immobilier tertiaire.

4- Un impact direct sur la valeur des actifs soumis au Décret Tertiaire

Le Décret Tertiaire influence directement la valeur patrimoniale des bâtiments tertiaires.  En effet, les investisseurs intègrent désormais la performance énergétique dans leurs critères d’analyse. Ainsi, un bâtiment mal positionné par rapport aux objectifs du Décret Tertiaire devient moins attractif. De plus, les locataires sont de plus en plus sensibles aux charges énergétiques et à l’image environnementale.

Pourquoi se faire accompagner pour répondre au Décret Tertiaire

Face à la complexité du Décret Tertiaire, l’accompagnement spécialisé devient un atout majeur pour les propriétaires.

En effet, une erreur de méthode peut entraîner une non-conformité, même avec de bonnes intentions. Ainsi, s’appuyer sur une expertise dédiée permet d’éviter les pièges courants. De plus, des plateformes d’information spécialisées, comme sur le Décret Tertiaire, apportent un éclairage utile et structuré.

Conclusion

Le Décret Tertiaire expose les propriétaires de bâtiments tertiaires à des risques financiers, juridiques et réputationnels en cas de non-respect. Le Décret Tertiaire ne se limite pas à une formalité administrative, mais structure durablement la gestion énergétique du parc tertiaire.

Ainsi, anticiper les obligations, sécuriser les déclarations et engager des actions concrètes permet d’éviter sanctions et pertes de valeur. De plus, une démarche proactive renforce la crédibilité du propriétaire sur le long terme. Agir dès maintenant permet de sécuriser son patrimoine et de rester en conformité avec les exigences réglementaires actuelles.


FAQ – Décret Tertiaire

Quelles sont les premières sanctions en cas de non-respect  ?

Le Décret Tertiaire prévoit d’abord des sanctions administratives liées au défaut de déclaration ou à l’absence de données fiables. En pratique, l’administration peut infliger une amende si les informations ne sont pas transmises sur la plateforme dédiée. De plus, ces sanctions peuvent être renouvelées tant que la situation n’est pas régularisée. Ainsi, même un retard ou une omission partielle expose le propriétaire à des pénalités financières.

Peut-il impacter la relation avec les locataires ?

Oui, le Décret Tertiaire influence directement les relations bailleur-locataire. En effet, les obligations énergétiques concernent souvent les deux parties. Ainsi, un propriétaire non conforme peut rencontrer des difficultés lors des renégociations de bail. De plus, certains locataires exigent désormais des garanties de conformité.

Le non-respect  est-il rendu public ?

Le Décret Tertiaire prévoit un dispositif de publication des manquements, souvent appelé “name and shame”. Concrètement, les propriétaires non conformes peuvent être identifiés publiquement. Cette exposition peut nuire à leur image professionnelle.  Cette transparence vise à inciter fortement à la mise en conformité.

Peut-on régulariser une situation après un manquement ?

Oui, il permet une régularisation, à condition d’agir rapidement. En pratique, il faut compléter les déclarations manquantes et justifier les actions engagées. Cependant, une régularisation tardive n’annule pas toujours les sanctions déjà prononcées.

Le Décret Tertiaire concerne-t-il tous les bâtiments tertiaires ?

Le Décret Tertiaire s’applique aux bâtiments ou ensembles de bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000 m². Certains cas spécifiques existent, mais la majorité des propriétaires est concernée. Ainsi, il est essentiel de vérifier l’éligibilité de son patrimoine.

Pour approfondir le sujet, n’hésitez pas à lire cet article : Pourquoi le Décret Tertiaire pour les propriétaires de bâtiments tertiaires est-il devenu incontournable pour les acteurs de l’immobilier tertiaire ?

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